TRIPTYCH-LUX

D’APRÈS "TABLEAUX D’UNE EXPOSITION" DE MOUSSORGSKI

TRIPTYCH-LUX

D’APRÈS “TABLEAUX D’UNE EXPOSITION” DE MOUSSORGSKI

Oeuvre pour une Pianiste, un Jazzman et un Plasticien des lumières
Alteregoproject 2013

TRIPTYCH – LUX est la rencontre exceptionnelle entre trois entités fortes et autonomes : une pianiste, un jazzman et un plasticien des lumières.
Avec un savoir-faire d’orfèvre et une audace jubilatoire, ces trois artistes explorent la musique de Moussorgski pour créer à leur tour une œuvre originale et ouverte.

Un spectacle sonore et visuel qui déjoue les systèmes d’enfermement et se joue des réflexes de conditionnement.

Quelle est l’issue ? Où se trouve la porte de sortie?
L’ouvrir…? Comment?

LE PROJET: UNE DÉMARCHE D’OUVERTURE

Dans le jargon des beaux-arts, un triptyque est une oeuvre peinte ou sculptée en trois panneaux,
dont les deux volets extérieurs peuvent se refermer sur celui du milieu.
Triptych-Lux s’empare de ce principe très ancien et l’éclaire d’un souffle novateur en l’ouvrant
grâce à un savant langage musical actuel et les technologies du mapping vidéo.
A l’initiative du projet : Victoria Harmandjieva. Pour les dix ans de son association Alterego – une
structure artistique initiatrice de projets pluridisciplinaires -, elle décide de confronter Tableaux
d’une exposition de Modest Moussorgski à une exploration en trois temps qu’elle définit dans les
termes suivants : apprendre – déconstruire – reconstruire.
Si l’oeuvre emblématique de Moussorgski, écrite à la fin du 19e siècle, l’interpelle tant, c’est qu’elle
est fascinante dans sa complexité, hors normes dans sa composition qui s’articule en boucle
autour de « promenades » et, en quelque sorte, déjà pluridisciplinaire. En effet, Moussorgski
compose la partition, inspiré par les tableaux du peintre russe Victor Hartmann.
Pour mener à bien son projet, Alterego invite le compositeur et pianiste de jazz Edouard Ferlet à
décortiquer la partition de Moussorgski pour faire émerger une oeuvre nouvelle, dans la
continuité de ce qu’il a fait avec Bach sur son remarquable – et remarqué – album Think Bach.
Quant à la dimension graphique, elle est apportée par le travail d’une épure bouleversante du
plasticien Adalberto Mecarelli. Ce dernier, connu pour ses sculptures lumineuses, projettera sur
les pianos ses formes géométriques proches d’une grâce mystique. La rencontre de ces différents
procédés artistiques donnera naissance à de nouveaux tableaux sonores et visuels et à un objet
inclassable, ni concert, ni sculpture, mais oeuvre d’art à part entière, un OANI en somme (objet
artistique non identifié).
Sur scène, un dispositif minimaliste : deux pianos, un petit et un grand, comme deux territoires
qui se questionnent, s’opposent et dialoguent, dessinant un espace de débat. Et des sculptures de
lumière délimitées dans le temps et l’espace par la musique.

LE TRIPTYQUE VU PAR ALBERTO MANGUEL

En avant-première du spectacle, le 21 mai à 20h, l’écrivain argentin Alberto Manguel offrira une
conférence-rencontre à l’Hôtel du Lac de Vevey. Il y abordera la notion du triptyque dans l’art et
questionnera, de façon ludique, le processus de création à partir d’une oeuvre déjà existante, un
thème qu’il a souvent exploré notamment dans ses ouvrages Le Livre d’images et Le Journal d’un
lecteur. Une manière d’ouvrir encore plus largement Triptych-Lux et de tracer une passerelle
intellectuelle vers les concerts qui se tiendront à la Fondation Waddilove.

TRIPTYCH-LUX
22, 23 et 24 mai 2013
Fondation Sylvia Waddilove – Villeneuve
20h
&
TRIPTYCH – TALKING SHOP
Conférence de l’écrivain Alberto Manguel
21 mai 2013
Hôtel du Lac – Vevey
20h – entrée libre

CAST

4 novembre 2015
TRIPTYCH-LUX
22, 23, 24 mai à 20h
Fondation Waddilove – Villeneuve

Victoria Harmandjieva
idée originale, piano

Edouard Ferlet
composition, piano

Adalberto Mecarelli
sculptures de lumière

Soizic Rossier
direction technique

Emmanuelle Piaget
administration de projets

François-Xavier Henry
production exécutive

Eva Cousido
presse, rédaction, conseil communication

Cati Delolme
coach vocale

Jean-Marie Michel
photographie

DURÉE
env. 55’ sans entracte

TRIPTYCH – TALKING SHOP
Conférence de l’écrivain Alberto Manguel
21 mai à 20h
Hôtel du Lac – Vevey
entrée libre (réservation conseillée en raison des places limitées)

DURÉE
env. 60’

avec le soutien de
Canton de Vaud, Ville de Vevey, Conservatoire de Musique Montreux-Vevey-Riviera, Grand
Hôtel du Lac, Vevey, Théâtre de Vevey, Librairie La Fontaine, Vevey, Lawbox, Vevey, Envie
d’ailes, Vevey.

EDOUARD FERLET

Compositeur et pianiste de jazz – Le pianiste compositeur français Edouard Ferlet (1971) obtient son diplôme de Berklee College Of Music en JAZZ COMPOSITION et reçoit le prix du meilleur pianiste de jazz de Berklee, le “Berklee jazz performance award”. Durant ses études, il travaille avec les professeurs les plus prestigieux, Herb Pomeroy, Hal Crook, Ed Tomassi, Ray Santisi, Ed Bedner.
Dès son retour en France il travaille comme compositeur pour l’audiovisuel et acquiert alors une solide expérience dans le domaine de la composition grâce à la diversité et à la variété de ses commandes. Il rencontre très vite les musiciens de jazz parisiens et joue dans les plus grands clubs de l’époque comme “le petit opportun”, “la villa”, “le sunset”, “le duc des lombards”,” le hot brass…” Rapidement il enregistre et auto-produit deux albums sous son nom : « ESCALE » et « ZAZIMUT » avec les artistes phares de la nouvelle génération du jazz européen : Médéric Collignon, Christophe Monniot, Simon Spang-Hanssen, Claus Stotter, François Verly, Gary brunton et Gregor Hilbe.

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En 1999 il rencontre Jean-Philippe Viret avec qui il va faire un long parcours : six albums un DVD. Ce trio remportera un très large succès international grâce à l’originalité de la musique et des compositions de Ferlet et Viret. Lauréat des victoires du Jazz 2011 dans la catégorie « Meilleur groupe de l’année ».

En 2004 Il sort son album en piano solo « par tous les temps » qui reçoit un accueil exceptionnel. Philippe Carles de Jazz Magazine n’hésite pas à dire qu’« il s’agit de “musique” … “d’une beauté rare »… d’autres le considèrent comme « un véritable pianiste, séduisant par sa culture musicale et sa façon de l’explorer ».

En 2005 il s’associe avec Benjamin Gratton pour fonder le label MÉLISSE et développe un travail de mutualisation à travers plusieurs actions artistiques: productions discographique (13 albums), éditions musicale, entrepreneur de spectacle, théâtre, spectacle musicale (Le Mâle entendu avec Nancy Huston), et des actions pédagogiques (2011 conservatoire de colombes), résidence d’essai (Cenquatre et Opéra de Lyon janv 2012).

En 2012 l’album « think bach » reçoit un accueil exceptionnel, la réaction des médias est unanime: presse, radio et tv sont dithyrambiques « Le jazz et Bach en sortent transfigurés dans l’improvisation autant que par la lecture rigoureuse. ».

Edouard Ferlet prends en charge la direction musicale et les arrangements des spectacles de Julia Migenes « Alter Ego » « Hollywood Diva » «Migenes-Schubert », avec lequel il tournera à l’international : Asie, Canada, Europe, et dans toute la France, dans des grandes salles comme le théâtre du Châtelet à Paris ou l’Opéra Royale du Château de Versailles.

En 2010-2011 Edouard Ferlet travaille avec l’écrivaine Nancy Huston sur des lectures musicales et un conte musical « Le Mâle entendu » qu’il co-écrit (texte & musique) avec J.P Viret et F. Moreau-

ADALBERTO MECARELLI

Plasticien
Adalberto Mecarelli est né à Terni, en Ombrie le 25 janvier 1946. Il est titulaire d’un diplôme de grand maître fondeur de l’Institut d’Art de sa ville natale, puis il suit des cours de peinture à l’Académie des beaux-arts de Rome.
En 1968, alors que son œuvre est déjà remarquée, il s’installe à Paris. C’est une année faste sur le plan politique et artistique. L’intérêt pour la sociologie et les cours qu’Adalberto Meacarelli suit à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes jusqu’en 1970, confirment sa volonté de mener sa réflexion encore plus loin.

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Dès 1973, il engage son travail de sculpteur dans une expérimentation plastique qui fera de la lumière le point central de sa recherche. Il est fasciné par le double aspect de cette matière, à la fois matériau façonnable et élément éclairant. Son œuvre, d’une géométrie à l’esthétique rigoureuse, se traduira dès lors par des projections lumineuses in situ. Le dialogue avec l’architecture et le paysage urbain sera l’élément moteur à partir duquel vont naître des formes lumineuses qui tout en éclairant l’espace, en prolongent les possibilités plastiques et le sens esthétique.

Parallèlement, entre 1983 et 1985, il développe ses premiers travaux d’images de synthèse, une recherche sur la création assistée par ordinateur qu’il poursuivra aux Etats-Unis et au Japon jusqu’en 1985. Cette période s’achèvera avec ses premiers voyages en Inde où il se rendra pour étudier les 5 observatoires astronomiques de Jaipur bâtis au 18e siècle par le maharajah Jai Singh II. Dans les œuvres de Mecarelli, le jeu de l’ombre et de la lumière, du vide et du plein, du noir et du blanc amène physiquement le spectateur dans l’espace de l’oeuvre. C’est un travail qui ouvre des passages au travers desquels le visiteur découvre parfois une plasticité à l’esthétique insoupçonnée. Une de ses dernières réalisations a eu lieu pendant la Nuit Blanche 2012 à Paris, le 6 octobre dernier. Entre la tombée de la nuit et la naissance du jour suivant, un demi-cercle de lumière avait été projeté sur le toit de l’église Saint-Eustache. Entre décembre 2012 et avril 2013, Adalberto Mecarelli expose son travail « Passages » au Musée National des Beaux Arts de Rennes. Son œuvre tient sa consistance d’une part de son expression physique, c’est-à-dire l’expression de la lumière dans son rapport dialectique avec l’ombre et d’autre part de la construction qu’elle compose avec les éléments constitutifs, au sens le plus large, de l’espace dans laquelle elle s’inscrit et habite. Nul hasard si Adalberto Mecarelli choisit si souvent dans son expression artistique, les espaces patrimoniaux. Ces lieux sont tout naturellement porteurs d’une forte charge esthétique qui nourrit à la fois le réel et l’imaginaire.

ALBERTO MANGUEL

Ecrivain et Conferencier – Alberto Manguel est citoyen canadien né à Buenos Aires en 1948. Il a vécu en Israël, Argentine, Italie, Angleterre, Tahiti et Canada. Il vit en France depuis 2000. Il est l’auteur de cinq romans: Dernières nouvelles d’une terre abandonnée (Prix McKitterick en Angleterre et Prix de l’Association d’auteurs canadiens), Stevenson sous les palmiers, Un retour ( ce roman est la source du livret de la création d’un opéra au Festival d’Aix en Provence en 2010), L’amant très vétilleux, et Tous les hommes sont menteurs. Il est aussi l’auteur de plusieurs essais, parmi lesquels Le dictionnaire des lieux imaginaires (avec Gianni Guadalupi), Une histoire de la lecture (Prix Médicis essai), Dans la forêt du miroir (Prix France-Culture), Le livre d’images, Chez Borges (Prix Poitou-Charentes) et Pinochio et Robinson, La Bibliothèque la nuit. Alberto Manguel a reçu le Premio Germán Sánchez Ruipérez en Espagne pour l’ensemble de son oeuvre critique. En France, il a obtenu le Prix Roger Caillois et il a été élu au grade d’ Officier des Arts et des Lettres. Il est docteur honoris causa des universités de Liège en Belgique et Anglia Ruskin, Cambridge, en Angleterre.

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